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Fabrice Michelet, Maire |
Je souhaite évoquer dans cet éditorial de février le voyage récent que j’ai effectué au Togo. En effet, je faisais partie du groupe de 11 personnes parties du chef boutonnais dans la commune de Kpélé-Agavé pour une mission, organisée par l’association Arbres, dans le cadre du jumelage entre nos 2 communes. Beaucoup de choses pourraient être dites, racontées ; tellement ce pays m’a étonné. Cette première rencontre avec ce territoire ne peut laisser indifférent. Je me limiterai donc à l’essentiel. L’accueil de notre groupe par la population locale, à plusieurs reprises, a été formidable, sincère et bienveillante à notre égard. Durant ce séjour, nous avons rencontré des personnes toujours accueillantes, gentilles et souriantes. Les différentes visites et les échanges que nous avons eus m’ont permis de mesurer l’écart avec la France, et surtout de prendre conscience de notre situation privilégiée à tous égards. En France, l’école est gratuite, la médecine est largement prise en charge par notre système social, l’eau courante accessible partout, tout comme l’électricité. Là-bas, l’école est payante et chaque parent doit s’acquitter de frais annuels et les écoles disposent de conditions matérielles minimalistes. Merci à ce propos à l’association Arbres qui propose des parrainages pour les collégiens, afin de diminuer ce coût aux parents. La médecine est payante et les visites chez le médecin se limitent donc aux cas les plus graves. L’eau courante n’est accessible que par des fontaines, positionnées à quelques centaines de mètres pour certaines maisons, mais très peu l’ont directement chez eux. Un partenariat avec le Syndicat 4B de Périgné a notamment permis l’installation de pompe pour améliorer leurs conditions d’accès à l’eau. L’électricité n’est pas déployée dans les habitations de village ou isolées. Malgré ces conditions qu’on pourrait juger difficiles, les habitants paraissent heureux et l’esprit de communauté existe. Quand on voit que des enfants jouent pieds nus au foot, en prenant comme ballon, des poches plastiques scotchées entre elles, on s’aperçoit aussi de l’écart entre nos deux pays et on ne peut rester indifférent. On en revient vraiment différent |


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