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colone gauche vue panoramiques2

 



 

photo du maire 2018

Fabrice Michelet,
Maire

Novembre s'ouvre sur un climat social tendu. Les manifestations qui ont marqué ces dernières semaines expriment des revendications légitimes : le pouvoir d'achat, l'accès aux services publics, les problèmes dans les lycées. Le droit de se rassembler et de protester fait partie de notre démocratie et je le défendrai toujours.

Mais je veux le dire sans détour : rien ne justifie les violences qui ont accompagné certains cortèges. Des commerces fracturés, des vitrines brisées, la mairie de Limoges totalement incendiée, d’autres abimées, du mobilier urbain arraché et dégradé : ces actes ne servent aucune cause. Les commerçants qui se lèvent tôt, les agents municipaux qui entretiennent nos rues, les communes et l'ensemble des habitants en subissent les conséquences.

Une mairie, c'est la maison de tous. Y mettre le feu, c'est attaquer sa propre communauté. Un abribus saccagé, un banc arraché, une jardinière détruite : autant d’équipements collectifs qui coûtent chers et que la commune devra financer de nouveau au détriment d'autres projets plus utiles.

Je le répète : exprimer son désaccord, oui. Casser, brûler, dégrader, non. Cette violence est le moyen actuel d’une minorité pour exister, pour créer le désordre général ; les réseaux sociaux servant d’amplificateur pour mimer ces gestes inacceptables. Les pillages ont été commis aussi par des personnes qui ne sont pas des casseurs. La naïveté et la bêtise n’ont pas de limites. Mais beaucoup ont été déjà jugés en comparution immédiate.

A Chef-Boutonne aussi, nous avons subi quelques dégradations, sans commune mesure avec celles évoquées plus haut, par quelques lycéens. Une plainte a été déposée et les auteurs sont identifiés. Cela montre cependant le niveau de violence présent et de mimétisme à travers l’information permanente en direct, qui existe partout en France.

Face à ces événements, je tiens à rendre hommage aux forces de l’ordre qui font un métier de plus en plus dangereux, pour eux dans un environnement où tous leurs gestes sont épiés. Ils ont ma confiance.

Face à ce climat, notre responsabilité collective est de ne pas laisser la colère devenir la seule langue. Nous devons collectivement apporter des réponses claires. Certes, elles sont difficiles à trouver dans ce contexte financier particulièrement contraint.

Les 6 mois devant nous, pendant cette campagne électorale présidentielle, doivent justement permettre de débattre, et apporter des réponses face aux enjeux et difficultés actuelles. C’est à chacun de prendre sa part. La démocratie, c’est cela aussi.